L’approche conventionnelle du coaching

Sur papier, mener un entretien de coaching revient à suivre un processus : le fameux GROW qui emmène votre coaché  :

  • d’une clarification de ses objectifs,
  • à une compréhension de sa situation,
  • suivie d’une exploration des solutions possibles,
  • pour mener à une définition de son plan d’action.

Il vous reste à développer une écoute et un questionnement actifs, devenir conscient de vos filtres et développer une croyance inconditionnelle dans le potentiel d’évolution de votre coaché  et le tour est joué.

Pas si vite papillon

Alors pourquoi le déroulement de certains coachings se bloque-t-il ?

Pourquoi certains coachés sont-ils plus réceptifs à votre démarche que d’autres ?

Pourquoi certains coachés ont-ils une difficulté à se tenir à leurs objectifs ou à comprendre leur situation ?

Pourquoi certains ont-ils des difficultés à établir ou suivre leur plan d’action ?

Où le bât blesse-t-il ?

Plusieurs points de blocage peuvent apparaître naturellement lorsque votre manière de conduire le coaching ne convient pas à la manière naturelle du coaché d’apprendre et à ses besoins pour mener à bien son trajet de coaching.

Le profil de personnalité MBTI de votre coaché va influencer en profondeur :

  • Le style d’interaction souhaitable entre le coach et le coaché.
  • Le processus de coaching.
  • Le type de questionnement.
  • La compréhension en profondeur des problématiques du coaché.
  • Les motivations du coaché.
  • Le style d'interaction souhaitable entre le coach et le coaché

    « J’ai besoin d’un coach, pas d’un deuxième chef ». « Elle est envahissante, directive ». « Elle ne m’aide pas, elle m’impose des choses ». « Elle ne respecte pas mon rythme, j’ai besoin de temps pour réfléchir et intégrer mes idées ».

    « Il ne progresse pas ». « Il avance à reculons ». « Il ne me donne pas l’impression de vouloir avancer ».

    En fait ni le coaché, ni le coach ne sont en tort. La coach n’a juste pas su adapter son style d’interactions à celui du coach.

    Votre style d’interaction dérive de votre profil MBTI et influence profondément votre manière d’entrer en contact avec votre coaché et votre manière de conduire les interactions avec lui.

    Des différences de style d’interaction non comprises sont une des façons les plus sûres d’entrer en conflit avec son interlocuteur tant ces différences peuvent être pénibles et lourdes à supporter.

     

  • Le processus de coaching

    J’ai réalisé mon plus beau coaching lorsque j’ai marché avec un jeune sportif professionnel pendant une heure trente sur le terrain où il devait mener une importante compétition le lendemain.

    Avec son profil ISTP (profil MBTI Introverti – Sensation – Pensée – Perception) , une démarche classique n’aurait mené à rien. Le contact avec le monde extérieur, une activité physique (même si elle était plutôt légère pour lui), un cadre détendu avec quelques pointes d’humour ont fait merveille avec lui.

    Il sortait d’un trajet classique de coaching dans lequel il avait l’impression de s’embourber et de s’ennuyer, une très mauvaise idée avec ce genre de profil.

    Le cadre et le processus de coaching qui vous conviennent dépendent de votre profil. Ne pas en tenir compte vous fait prendre une chance que le coaching ne mène à rien.

     

  • Le type de questionnement

    Il y a plus de dix ans, j’ai demandé, lors d’une formation à la communication, à une participante « Qu’est- ce que cet événement touche en toi ? ». Devant son peu de réaction, j’ai insisté. Avec une personne de profil ENFJ (Extraverti – Intuition – Sentiment – Jugement) , c’était une très mauvaise idée. Pourtant cette question me semblait une très bonne idée puisqu’elle marche avec mon profil.

    Je me suis rattrapé quelques années plus tard lorsque en une seule question, j’ai vu le visage d’une cliente INTJ (profil MBTI Introverti Intuition Pensée Jugement) s’éclairer. J’avais su trouver la question déclic pour son profil.

    En fonction du profil de votre coaché, vos questions de coaching peuvent l’aider à progresser ou faire long feu tout simplement parce qu’elles sont plus accessibles à certains profils qu’à d’autres.

     

  • Les motivations du coaché

    « Sylvie, tu dois apprendre à exprimer tes émotions si tu veux avoir de bonnes relations avec tes collègues. » Dix ans après cet événement, Sylvie continue à trembler de colère en me racontant cet entretien. Cette proposition ne répondait pas aux motivations profondes de cette gestionnaire.

    Poser des questions, proposer une démarche de coaching aux antipodes des motivations profondes du coaché est voué à l’échec. 

     

  • La compréhension en profondeur des problématiques du coaché

    Chaque profil de personnalité a ses points forts et ses chausse trappes potentielles.

    Mes clients INFP (profil MBTI Introverti – Intuition – Sentiment – Perception)  se posent, par exemple, souvent deux questions :

    ●       Pourquoi est-ce que je fonce toujours tête baissée alors que j’ai trop attendu avant de prendre une décision ?

    ●       Pourquoi je m’en veux chaque fois que je n’ai pas prévu un événement ?

    La compréhension de ses problématiques permet à un coaché de mieux appréhender son fonctionnement, de bâtir sur ses points forts et d’adopter des plans d’actions réalistes et adaptés aux sources réelles de ses difficultés.

     

  • Le coaching contextuel

    Adapter votre coaching à votre coaché est au cœur de la démarche de coaching contextuel. Celui-ci fait appel aux styles d’interaction pour nourrir une relation constructive, à la dynamique du type de personnalité de votre coaché pour trouver les questions déclics.

    Nous y avons ajouté l’exploration des motivations profondes pour faciliter le processus de coaching.

    Construire votre démarche de coaching autour d’une découverte en profondeur de la dynamique de votre coaché va vous permettre de raccourcir la durée de votre coaching et faciliter le succès de votre coaché.