Apprenez à lâcher prise avant de perdre pied!

Pourquoi développer le lâcher prise est bon pour votre business?

Lorsque je dis à un CEO ou un gestionnaire que ses collaborateurs devraient apprendre à lâcher prise, mon discours est souvent mal accueilli. Le lâcher prise a mauvaise presse dans le monde corporatif.

Pour nombre de dirigeants de compagnie, ce mot est synonyme d’abandon, de démotivation, de renoncement. La première réponse que je reçois est donc : « je vous fait venir pour qu’il ou elle tienne le coup pas pour qu’il laisse tomber les bras ».

 

Pourquoi le lâcher prise?

Souvent, la personne, pour laquelle on m’a demandé d’intervenir, est très motivée, très impliquée dans son travail. Mais on m’appelle parce qu’elle montre des signes de fatigue, de stress, de nervosité inquiétants. Et sa direction craint pour sa santé ou doit faire face à des réactions de nervosité difficiles à canaliser.

Et c’est là que le lâcher prise prend tout son sens. Le lâcher prise est une attitude qui permet d’éviter les excès d’implication qui « tranquillement pas vite » mènent à l’épuisement professionnel et à la rupture.

Aider un collaborateur à lâcher prise fait donc partie des compétences clés à développer lors d’une formation de gestionnaire.

Le lâcher prise au service du gestionnaire
  • Ce qu'est réellement le lâcher prise

    Lâcher prise c’est accepter à un moment donné de se dire que vous avez fait ce que vous deviez et que de continuer à vous en faire ne vous apportera rien de positif.

    Cela commence donc par du professionnalisme et de l’engagement. Lâcher prise n’équivaut donc pas à travailler à moitié ou de façon superficielle.

    Le lâcher prise consiste donc plutôt à faire de son mieux tenant compte de vos moyens et des circonstances et puis d’accepter la situation telle qu’elle est. Cela revient à mettre des limites.

  • Accepter vos limites

    Certaines situations vous dépassent et vous dépasseront toujours. Vous n’êtes ni Superman, ni Superwoman. Vous n’aurez pas toujours le temps, les moyens, les ressources pour solutionner certains problèmes ou mener certains projets à bien.

    Souvent, les personnes qui s’épuisent refusent inconsciemment d’admettre ce constat ou le vivent très mal. Souvent cela est dû à une mauvaise gestion de ses « drivers » (ses messages contraignants) qui résultent de messages éducatifs que nous avons reçus dans notre enfance et que nous n’avons pas bien intégrés : « je dois être parfait, « je dois être fort », « je dois être le meilleur, le plus fort », « je dois être gentil » ….

    Comme il est impossible d’être toujours le meilleur ou le plus fort, vous risquez de vous mettre une pression terrible lorsque vous êtes confrontés à des situations où vous êtes incapable de répondre positivement à ces messages.

    Vous me direz sans doute que ces messages permettent à certains de venir champion dans leur discipline et vous avez raison. Mais souvent ceux qui gagnent ont appris à faire de ces messages leurs alliés et à ne pas en être esclave. Ceux-qui ne le font pas souffrent face à l’échec et peuvent en arriver à adopter des stratégies inconscientes d’auto-sabotage (râler sur l’arbitre, le coach, le terrain, le matériel au lieu d’accepter ses propres erreurs).

  • Accepter la réalité organisationnelle

    Vous n’avez pas souvent les pleins pouvoirs, même si vous gérez votre propre compagnie. Les événements économiques vous dépassent. Vous ne décidez pas de la conjoncture économique, de la stratégie des banques, des centres d’intérêt des clients et demain vous pouvez voir apparaître un concurrent qui dispose de moyens beaucoup plus importants que les vôtres.

    Ici aussi, ne pas accepter la réalité ne va vous aider en rien.

  • Eviter la pente qui mène au Burn Out

    Les personnes qui ne peuvent mettre des limites et lâcher prise vivent dans une insatisfaction permanente. Elles pensent à toutes les tâches qu’il leur reste à faire plutôt que de se réjouir de ce qui a été accompli (la fameuse bouteille à moitié vide).

    Elles vont également régulièrement éprouver une insatisfaction, une mauvaise conscience, un sentiment d’insatisfaction permanente là où elles devraient se réjouir de ce qu’elles ont réalisé et accepter qu’elles ne pourront jamais atteindre la perfection ou triompher de toutes les situations.

  • Focaliser votre énergie là où vous aurez les meilleurs résultats

    Le lâcher prise passe aussi par le renoncement au perfectionnisme. L’excès de zèle est coûteux et savoir donner le niveau de qualité optimum plutôt que de viser la qualité maximale fait souvent la différence entre un gestionnaire qui assure la rentabilité de sa compagnie et la fait avancer et un dirigeant qui se plaint de sa charge de travail et de ses faibles rentrées financières. C’est le fameux principe de Pareto que vous découvrirez dans une formation à la gestion de temps.

  • Développer votre résilience

    Vous mettre en mode lâcher prise va donc vous amener à vous poser des questions : « ai-je donné le bon niveau de travail ? », « Puis-je maintenant m’occuper d’autre chose - ma vie privée par exemple - sans avoir mauvaise conscience ? »

    Or les spécialistes en neurosciences vous le diront apprendre à se poser des questions est exemple pour développer votre cortex préfrontal et développer votre capacité à vous gérer et donc ultimement à développer votre résilience.

  • Concrètement

    Acceptez que vous n’êtes ni parfait, ni omnipuissant, que vous ne le serez jamais et que l’énergie et le temps que vous consacrez à ne pas l’admettre ne fait que vous déforcer ?

    Apprenez à vous poser des questions pour améliorer votre résilience et votre lâcher prise et aider vos collaborateurs à développer les leurs.

    Si vous êtes un manager, rassurez-vous ! Soyez proactif ! Au plus vite vous aiderez vos collaborateurs à développer leur lâcher prise, au plus productive et durable sera votre équipe.